C’est le témoignage d’une renaissance professionnelle au travers de la recherche de Sens et de plaisir que j’ai eu envie de partager avec vous aujourd’hui.

Après une carrière brillante d’une vingtaine d’années à des postes de responsable Media et Communication dans des grands groupes internationaux, Véronique Girault-Boisdon a traversé une période d’épuisement professionnel complet. Voici comment elle a pu trouver les ressorts de sa reconstruction professionnelle.

 

Véronique, qu’est-ce qui vous a poussé à quitter un très beau poste dans un grand groupe français archi connu, pour créer votre propre emploi et devenir chef d’entreprise ?

J’étais depuis toujours attirée par la création d’entreprise et j’ai tout au long de ma carrière pris des postes qui étaient à inventer et à développer.

Mais le timing a été décidé par des éléments externes déclencheurs.

Tout d‘abord, j’ai eu 40 ans ! La quarantaine a été pour moi un vrai tournant qui m’a amenée à me poser des questions sur mon identité, mais aussi sur le sens de ce que je faisais.

C’est également le moment où ma deuxième fille est née. Et c’est un événement qui m’a poussée à reconsidérer ma vie différemment, à redistribuer les cartes.

Enfin, un an plus tard, j’ai traversé un Burn-Out. Trop de charge et trop peu de sens. Cela m’a poussée à sortir de l’entreprise dans laquelle je travaillais.

 

A quoi attribuez-vous cet épuisement professionnel, et comment avez-vous trouvé les ressorts nécessaires pour rebondir ?

Je crois que j’ai une envie de liberté énorme que ma vie en entreprise ne nourrissait pas. Si je trouvais beaucoup d’intérêt intellectuel à mon travail, j’avais assez peu l’impression de contribuer à quelque chose ayant un sens fort pour moi. Je voulais créer quelque chose de neuf et totalement aligné sur mes valeurs personnelles.

J’avais en plus un projet dans lequel je croyais (et je crois toujours) : fabriquer de beaux objets qui nourrissent une économie vertueuse et sont porteurs de sens.

C’est dans cette période que j’ai donné vie à cette idée de Doudous. Ce projet a été comme une fusion, une réconciliation entre mon projet professionnel et ma vie personnelle (j’évoluais au quotidien au milieu des doudous de mes filles !).

Ce Burn-Out n’a pas décidé du projet que j’allais mettre en œuvre, mais plutôt du moment où j’allais le faire. Car cette envie profonde de créer ma propre entreprise était en moi depuis très longtemps. Elle m’accompagnait quasiment depuis toujours. C’est surprenant car je ne suis pas issue d’une famille d’entrepreneurs, et pourtant j’avais cela en moi.

Il était temps pour moi de sauter le pas. L’envie était là, immense. Et rationnellement, je ne prenais pas un risque énorme à me lancer à cette période de ma vie. Au pire, je pense apprendre tellement de cette nouvelle expérience que je devrais pourvoir capitaliser dessus pour la suite de ma carrière.

Je me suis donc autorisée à me lancer.

Par ce projet, j’ai également nourri 2 besoins fondamentaux pour moi : celui de stimulation intellectuelle, et celui de création de valeur. J’ai besoin de contribuer à quelque chose porteur de sens pour moi. Je passe du temps sur quelque chose qui transforme l’écosystème autour de moi. C’est extrêmement satisfaisant.

 

Vous titillez notre curiosité ! Pouvez-vous nous parler de votre nouveau « bébé » ?

J’ai créé une ligne de doudous qui sont juste « SENS-ationnels » ! Ce sont des doudous qui sont porteurs de sens.

Construire un projet professionnel porteur de sens

Les doudous Juste Inséparables de Véronique Girault-Boisdon

D’abord parce qu’ils éveillent les sens des bébés avec 6 tissus différents sur chacun ! Ils sont aussi plat pour se blottir facilement contre la peau de maman pour prendre son odeur. Le doudou est avant tout un objet qui parle au sens olfactif.

Au delà des sens de bébé, ils sont aussi porteur de sens car chacun porte 3 vœux sur une jolie étiquette brodée, celui qui achète le doudou se transforme en fée bienveillante, et ce mot est très important dans le projet : la bienveillance.

Enfin, parce qu’ils vont dans le bon sens : ils sont confectionnés par un atelier situé en région Auvergne-Rhône-Alpes, les matériaux 100% naturels sont soigneusement choisis pour leur qualité Oeko tex, une part de ma marge est redistribuée à une association venant en aide aux parents et enfin, j’ai choisi de garder un prix accessible grâce à une distribution via le web.

 

Vous en parlez avec beaucoup de passion !

Bilan de compétencesCe projet, c’est effectivement un peu mon 3ème bébé ! Un bébé très prenant… et palpitant ! Je me sens certains jours capable de déplacer des montagnes. Je fais des choses qui me surprennent moi-même. Et d’autres jours j’ai l’impression de pousser de tout petits cailloux, d’être sur des micro tâches et des micro détails !

Il y a aussi de vrais moments de grâce. Des rencontres qui font vraiment du bien. Certaines personnes me donnent une énergie incroyable. Je pense notamment à mes collaboratrices et à l’illustratrice avec qui je travaille. Ces personnes, parce qu’elles adhèrent à mon projet et le nourrissent de leur propre créativité, me font un bien fou ! A l’inverse, quand je croise une personne moins réceptive, plus neutre, c’est très douloureux. Il y a un attachement viscéral à mes doudous qui fait que l’entrepreneur que je suis est sujet à l’ascenseur émotionnel, avec des hauts merveilleux… et des bas plus difficiles. Je suis une passionnée et une émotive et on ne se refait pas.

Je sais que je dois également apprendre à gérer des moments de stress importants. J’ai tendance à être un peu trop souvent dans l’anticipation. Je dois être vigilante et ne pas me laisser avaler par la foultitude de choses à faire. Je veux garder du temps pour mes proches. Cela me force à lâcher sur d’autres choses, et à travailler sur mon rapport à la perfection.

Je dirais que ces petits doudous m’ont redonné l’envie de reconstruire. Cela a été comme une rééducation car j’avais alors l’impression de n’être plus capable de rien. Une sorte de thérapie par l’action!

 

Vous avez été accompagnée, notamment par un coach, dans cette phase de transition. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je me suis faite accompagnée par 2 personnes.

Une personne spécialiste de la création d’entreprises, qui m’a appris à me mettre dans cette posture de chef d’entreprise. La différence entre quelqu’un qui a une bonne idée, et quelqu’un qui la transforme en business, c’est vraiment la capacité à agir. Il m’a appris à aller chercher des réseaux, et surtout … à me débrouiller par moi-même ! Il m’a poussée à « faire toute seule » (monter un business plan seule, lever des fonds seule, aller chercher des prestataire dans des domaines inconnus auparavant etc.).

A côté de cela, une coach m’a accompagnée dans cette période de reconstruction post-burn out. J’avais négocié avec mon entreprise ce coaching individuel dans mes conditions de départ. J’ai tout de suite vu ce coaching comme un élément indispensable de mon rebond professionnel.

Ma coach m’a offert un regard bienveillant. Nous avons travaillé ensemble sur des sujets à la fois très identitaires (mes valeurs, ce qui fait sens pour moi…) et très pratico-pratiques (comme par exemple gérer mon temps à l’échelle d’une journée). J’avais vraiment besoin de cela pour reprendre confiance et me remettre en selle.

J’ai gagné en maturité, en sagesse, en prise de recul pendant ce coaching. Les apports de ma coach sur des concepts d’Analyse Transactionnelle, ou de Communication non Violente m’ont permis de me reconnecter à mes besoins, et m’ont appris à être moins dans le jugement. Ce coaching m’a reconnecté à l’Etre, moi qui étais beaucoup dans le Faire. A titre d’exemple, je me suis désormais fixée comme hygiène de vie de « sanctuariser » dans ma semaine des moments qui ne servent à rien. Des respirations qui n’ont d’autre objectif que de prendre le temps. Mais le naturel revient vite au galop, c’est un travail permanent…

Ce travail sur moi a été déterminant dans ce rebond et le succès de ce projet. Une plus grande conscience de soi amène à la fois plus de sérénité et plus de performance.

 

Quel regard portez-vous sur l’entreprenariat ?

C’est une voie exigeante. L’implication personnelle est très forte. Bien sûr, je le savais avant de me lancer. On me l’avait suffisamment dit. Mais c’est comme avant d’avoir un enfant : vous avez beau savoir que la parentalité est un bouleversement complet, c’est quand vous le vivez que vous comprenez réellement ce que cela signifie !

Au delà de cela, c’est aussi et surtout une vraie chance pour mon épanouissement personnel. J’ai désormais un espace de liberté que je n’avais jamais connu. Je me sens complètement alignée entre celle que je suis et ce projet que je porte. Cette cohérence est porteuse de plaisir et de sens.

 

Quels sont les 3 conseils que vous donneriez aux personnes qui comme vous veulent se lancer?

Je pense qu’il ne faut pas rester seul. Il est important d’être bien accompagné et de prendre le temps de se préparer avant de se lancer : travailler soigneusement son Business Plan, identifier des solutions de repli, des garde-fous, tisser un réseau avec des personnes bienveillantes qui croient dans son projet.

A côté de cela, il y a un vrai travail sur soi à faire pour « lâcher » certains aspects : par exemple, accepter de ne pas attendre que tout soit parfait pour y aller, accepter que le projet qu’on va lancer ne sera pas exactement celui qu’on avait imaginé au départ. Il y a des renoncements et des « deuils » à faire, et c’est aussi là qu’un coach professionnel est extrêmement aidant.

Ensuite, je conseille de vraiment veiller à préserver son entourage. Notre monde va vite. Les réseaux sociaux font que tout s’accélère. Avec le digital, je pourrais facilement amener ma société avec moi partout où je vais ! Pourtant j’essaie de ne pas me laisser engloutir, de décider du temps que je veux garder pour moi et ma famille. Là encore, j’ai beaucoup travailler avec mon coach sur ces enjeux.

Enfin, il me semble indispensable d’intégrer des réseaux d’entrepreneurs. Après 19 ans de culture du salariat, changer de mindset et s’approprier cette culture de l’entreprenariat est un vrai challenge ! Il est alors aidant de s’appuyer sur des entrepreneurs qui baignent déjà dans cet état d’esprit et de bénéficier de tous leurs conseils et de leur bienveillance. Pour moi il était important de ne pas rester seule et de constituer un collectif autour de moi.

Merci, Véronique, pour votre témoignage. Nous souhaitons longue vie aux « doudous juste inséparables ». Pour les avoir vus et touchés, je peux vous assurer qu’ils sont effectivement sens-ationnels ! Si vous souhaitez offrir à un bébé un cadeau à la fois joli et plein de sens, courrez sur le site des doudous sensationnels Juste Inséparables