Tel était le thème de la dernière « Matinale RH » proposée par l’ESC Clermont-Ferrand et à laquelle j’ai participé à la fin du mois de Janvier.

Pour répondre à cette question difficile, 4 intervenants de qualité étaient interrogés : Jean-Claude Casalegno, Enseignant chercheur en Management, Thomas Flauraud président du conseil d’administration du groupe familial Aurilis-Flauraud, Julien Fernandes, jeune et talentueux chargé de communication de la start up Web Dom Raider et enfin Serge Duval Directeur Accompagnement RH au sein du groupe Limagrain.

Deux heures de présentations et discussions passionnées, durant lesquelles on a parlé motivations extrinsèque et intrinsèque, cohérence entre ses valeurs et le projet de l’organisation, besoin d’autonomie et d’auto-direction, écoute empathique, équilibre entre vie pro et vie perso, confiance dans les collaborateurs (fortement liée à la propre confiance en soi du Manager), nécessité d’un management de proximité, capacité à pouvoir exprimer ses émotions (sous peine de somatisation), triptyque Vision-Sens-Valeurs, besoin d’identification à un dirigeant charismatique, générations Y, Z et C (la génération hyper Connectée), espaces conviviaux ouverts et collaboratifs, partage du capital, besoin d’être reconnu en tant que personne et pas seulement en tant que contributeur…

Comme je partage ! Tous ces ingrédients sont absolument indispensables pour engager chaque collaborateur derrière son organisation. Et pour autant j’aurais vraiment envie d’ajouter à cette liste ce qui me semble être la cerise sur le gâteau, la tranche de citron dans le Coca, la meringue sur la tarte au citron, le gros sel sur le foie gras, bref ce petit plus qui fait vraiment toute la différence : le plaisir…

Comment ambitionner de faire « vibrer » sans plaisir ? Est-il si incongru de vouloir réunir les termes Plaisir et Entreprise ? Il est vrai que souvent à la notion de « Plaisir des collaborateurs » on préfère celle de Bien-être. Le bien-être, c’est plus doux, moins ambitieux, plus facilement accessible. Et pourtant, je suis sûre que vous avez tous à un moment ou à un autre « pris votre pied » au travail ! Allons… Réfléchissez ! N’avez-vous jamais vécu un de ces moments suspendus où on a l’impression que le temps s’arrête, qu’on est en train de donner le meilleur de nous-même, que cette tâche, à laquelle on est pleinement dédié, fait à la fois sens pour soi et pour l’organisation ? Quand on sent que le challenge est rude, mais atteignable et qu’on est sur le point d’y arriver. On nourrit alors à la foi le sentiment de contribuer vraiment à un projet qui nous porte, et la satisfaction d’exceller dans ce que nous faisons. C’est ce que la psychologie positive a nommé « l’état de flux ».

Le voilà l’enjeu des organisations pour faire « vibrer » leurs collaborateurs. Il s’agit d’aider ses co-équipers à repérer ces moments suspendus et à réunir les conditions pour qu’il se produise plus souvent. Les dirigeants et managers qui favoriseront cet état de flux amèneront chacun vers plus de satisfaction personnelle et l’équipe vers plus de performance collective.

 

Crédit Photo Sam Saunders